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L'histoire de Batoul

« Allongée dans mon lit d’hôpital, tout me manquait : mes parents, mes frères et mes jouets. »

« En 2014, à cause de la guerre, nous avons quitté notre maison pour aller vivre à Alep. Papa et maman voulaient trouver un endroit sûr. Un vendredi, toute ma famille était rassemblée près de la maison quand, tout d’un coup, il y a eu un bombardement. Ma maman, mon papa et mes deux grands frères ont été tués. Mon petit frère Motaz et moi, on a eu plus de chance et on s’est retrouvés sous les gravats.

Ma grand-mère me parle souvent de ce jour-là. Quand elle a dû aller à l’hôpital voir mon papa, ma maman et mes deux frères morts. Mon petit frère et moi, nous étions blessés aux jambes. Moi, j’avais en plus perdu ma main droite dans l’explosion. »

« Je me suis réveillée à l’hôpital avec des pansements et des bandages des pieds à la tête. »

 

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 « Je me suis réveillée à l’hôpital avec des pansements et des bandages des pieds à la tête. Dans mon lit, tout me manquait : mes parents, mes frères, mes jouets. J’avais aussi très mal partout. C’était terrible ! J’ai été opérée plusieurs fois. Cinq fois en tout. Grâce à ces opérations, j’ai pu à nouveau marcher. »

« Quand je serai grande, je serai pédiatre. Je veux aider les enfants blessés comme moi, je ne les laisserai pas ressentir la douleur que j’ai ressentie. »

« Après un an et demi, j’ai pu enfin retourner à l’école. J’ai passé des journées entières à écrire de ma main gauche. Au début, mon écriture était bizarre, mais j’avais trop envie d’apprendre des choses et de jouer comme n’importe quel autre enfant. En 2017, je suis entrée en troisième année et je continue à travailler dur pour rattraper le temps perdu. Quand je serai grande, je veux être pédiatre, pour soigner les enfants. »

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C’est pour offrir un avenir à des enfants et des jeunes comme Batoul et son petit frère, Motaz, que l’UNICEF intervient en Syrie. Les dons que vous nous faites nous permettent d’acheter des cartables, des fournitures et du matériel pédagogique. Et de préparer leur avenir par l’éducation.

  • En 2017, l’UNICEF a rouvert 34 écoles à Alep.
  • 15.500 enfants ont été accueillis dans des classes en préfabriqué.
  • Ces enfants ont reçu des cartables et des manuels scolaires.
  • 40 écoles supplémentaires vont voir le jour dans les mois qui viennent.


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L'histoire de Huda

« Mon papa a été tué dans un bombardement. Il me manque tellement… »

« Je n’avais qu’un an quand la guerre a commencé en Syrie. Je ne suis jamais allée à l’école parce qu’on devait tout le temps changer d’endroit. Un jour, quand nous étions à Douma, mon papa a été tué dans un bombardement en revenant du marché. Il me manque beaucoup, j’aimerais tant pouvoir le revoir… »

« Avant, je n’étais jamais allée à l’école »

« L’année dernière, on a été obligés de partir parce qu’il y avait trop de bombardements. On est montés dans le camion et on s’est assis sur nos affaires. Maintenant, j’ai 7 ans et je vis dans un camp près de Ghouta, avec 100 autres enfants. L’école la plus proche est à 3 kilomètres. C’est trop loin pour y aller. Mais des volontaires ont monté une tente qui nous sert de salle de classe.»

«Je vais tout le temps dans cette tente-école, avec 30 enfants d’âges différents. Le professeur nous apporte des super friandises. »

©UNICEF/UN063082/Almohibany ©UNICEF/UN063082/Almohibany

En Syrie, sept années de guerre, de déplacements et de perte de revenu familial ont poussé 1,75 million d’enfants à quitter l’école. Grâce aux dons, l’UNICEF soutient des programmes qui améliorent l’accès à l’éducation et donnent aux enfants comme Huda les moyens de s’engager concrètement dans leur communauté. En 2018, le programme de l’UNICEF vise à ce que :

  • 2,2 millions d’enfants syriens de 5 à 17 ans puissent suivre un enseignement général traditionnel
  • 323 500 enfants syriens de 5 à 17 ans puissent suivre un enseignement général non-traditionnel.

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L'histoire de Omar

"J'aime les défis, c'est la seule façon d'avancer dans la vie"

« Depuis que je suis tout petit, j'ai une maladie qui m'empêche de bouger mes bras et mes jambes. Grâce à la physiothérapie, à 5 ans, j’ai pu me tenir debout et marcher avec une aide. Je suis aussi capable de manger seul, de jouer et de dessiner. Un jour, notre famille a dû quitter notre maison de Damascus et j'ai été obligé d’arrêter mon traitement car papa a perdu son travail. Mes parents ont tout de même trouvé une école qui pouvait m'accueillir. »

« Je me suis mis au défi d'aller à l'école et de devenir le meilleur de la classe. Je ne rate jamais une journée de classe, et comme je ne sais pas prendre de notes, j'apprends tout par cœur. Je viens de rentrer en sixième. »

« J'ai toujours voulu faire comme les autres enfants : marcher, aller à l'école, jouer. »

©UNICEF/ Syria 2017/ Lina Qassab ©UNICEF/ Syria 2017/ Lina Qassab

« J'ai été sélectionné pour faire partie d'un groupe de chant et ma famille est venue à notre premier concert. Et puis, comme je peux bloquer la balle en étendant le bras ou en me jetant à terre, mes copains m'ont désigné comme gardien de but dans l'équipe de foot, mon sport préféré. Plus tard, je veux faire des études et devenir homme d'affaires. »

« Mes parents disent que je suis déterminé et ils sont fiers de moi, mais moi je sais que c'est la seule façon d'avancer dans ma vie et de développer toutes mes capacités. »

En Syrie, grâce aux dons, l'UNICEF aide 15 000 enfants handicapés comme Omar et leurs familles. L’argent donné leur permet d’avoir accès aux traitements de physiothérapie et du matériel adapté visant à améliorer leur situation.

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L'histoire de Muzoon

Où habitais-tu ?

« Déjà quand j’étais petite, je savais que l'éducation était la clé de mon avenir. »

« Je m’appelle Muzoon Almellehan, j’ai 19 ans et je suis Ambassadrice de l’UNICEF engagée pour l’éducation. Tout a commencé en 2013, lorsque ma famille et moi avons fui la guerre en Syrie pour rejoindre la Jordanie. Là, nous avons passé 18 mois dans le camp de réfugiés de Zaatari.

Déjà quand j’étais petite, je savais que l'éducation était la clé de mon avenir. Alors quand j'ai fui la Syrie, les seuls objets que j'ai pris avec moi étaient mes livres scolaires. En tant que réfugiée, j’ai vu ce qu’il se passe trop souvent.

« Les enfants sont forcés de se marier jeunes ou de travailler. Résultat, ils abandonnent l’école et mettent leur avenir en danger. »

Voilà pourquoi dans le camp de Zaatari, j’ai commencé à militer en faveur de l’accès à l’éducation des enfants et en particulier des filles. C’est suite à cet engagement que je suis devenue Ambassadrice de l’UNICEF et que je suis retournée au camp de Zaatari.»

©UNICEF/UN0135684/Rich ©UNICEF/UN0135684/Rich

« Je me suis rendue récemment au Tchad avec l’UNICEF. Dans ce pays, trois fois plus de filles que de garçons vivant dans des zones de conflits ne vont pas à l’école primaire. J’y ai aussi rencontré des enfants qui ont dû quitter l’école à cause des attaques de Boko Haram. Depuis mon retour, je fais tout ce que je peux pour sensibiliser un maximum de monde aux obstacles que rencontrent ces enfants affectés ou déracinés par un conflit pour accéder à l’éducation. »

« En juin 2017, j’ai représenté l’UNICEF au G20 à Hambourg, en Allemagne, et j’ai eu la possibilité de m’entretenir avec des dirigeants mondiaux comme Angela Merkel. Je leur ai demandé d’assurer le droit à l’éducation pour chaque enfant, où qu’il soit.

Aujourd’hui, j’habite à Newcastle avec ma famille et j’ai un grand objectif.

« Je veux passer mon baccalauréat et faire des études de journalisme. »

 

©UNICEF/UN0121906/Pietrasik ©UNICEF/UN0121906/Pietrasik

L’UNICEF estime qu’environ 25 millions d’enfants en âge d’aller à l’école primaire ou secondaire et vivant dans une zone de conflit sont déscolarisés. Parmi les enfants réfugiés, seule la moitié est inscrite à l’école primaire et moins d’un quart dans l’enseignement secondaire.

  • Depuis 2010, moins de 2,7 % des fonds humanitaires ont été consacrés à l’éducation.
  • 8,5 milliards de dollars sont nécessaires chaque année pour combler ce manque.

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L'histoire de Tasneem

« Au début, étudier ne me semblait pas être une priorité. Le plus important, c’était de survivre. »

« Je suis arrivée en Jordanie avec ma famille voici environ quatre ans. J’ai dû quitter ma maison, mes amis pour échapper au conflit en Syrie. Le voyage jusqu’en Jordanie a été très éprouvant. Quand je suis arrivée au camp de réfugiés de Za’atari, j’étais encore sous le choc. Et au début, je me disais qu’étudier, ce n’était pas une priorité. Que le plus important était de survivre. »

« Mais bien vite, ma détermination à poursuivre mes études a repris le dessus. Je me suis inscrite à l’école. J’ai eu des difficultés à m’adapter. Tout était tellement différent. Heureusement, mes parents n’ont pas cessé de m’encourager et de me soutenir. Je me suis remise à espérer que, par l’éducation, je pourrais changer mon avenir. Au final, je n’ai manqué aucune année scolaire, ni en Syrie, ni en Jordanie. »

« Je me suis remise à espérer que, par l’éducation, je pourrais changer mon avenir »

« J’ai beaucoup travaillé, avec persévérance. Et cela a payé : avec 86,7%, j’ai obtenu la meilleure note de tous les élèves syriens des camps de réfugiés à l’examen jordanien de Tawjihi General Secondary Education Certificate. C’est le premier pas vers la réalisation de mon rêve de m’inscrire dans une université jordanienne. Je voudrais y étudier l’anglais et devenir interprète. »

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« Je rêve de m’inscrire à l’université pour y étudier l’anglais et devenir interprète »

« Je sais qu’entrer à l’université ne sera pas facile, même si elle est publique. Il faudra payer les frais de scolarité, les manuels scolaires et le transport. Ma famille n’en a pas les moyens. Mais puisque j’ai réussi à franchir la première étape, grâce au soutien de ma famille, de la directrice de l’école et de mes professeurs, je garde l’espoir. Je vais tenter d’obtenir une bourse d’études. »

Grâce aux dons, l’UNICEF soutient les écoles publiques du Ministère jordanien de l’Éducation. C’est ainsi qu’en 2017, 66 filles et garçons syriens ont réussi les examens de Tawjihi. Nos objectifs en Jordanie pour 2018 sont les suivants :

  • Faire bénéficier 180 000 enfants d’une éducation axée sur les compétences de la vie courante.
  • Inscrire 145 000 enfants dans l’enseignement général traditionnel.
  • Fournir une aide mensuelle en espèces à 21 000 familles vulnérables.

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